La programmation

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 14:28

Britannicus, par le Théâtre de la Bardane - Françoise Delrue

vendredi 17 février 20h30 au Vivat

Réservez votre place sur la billetterie en ligne du Vivat

 

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Britannicus est la deuxième grande tragédie de Racine, présentée pour la première fois le 13 décembre 1669 à l'Hôtel de Bourgogne. Pour la première fois, l’auteur prend son sujet dans l'histoire romaine : l’empereur Claude a eu un fils, Britannicus, avant d’épouser Agrippine et d’adopter Néron, fils qu’Agrippine a eu d’un précédent mariage. Néron a succédé à Claude. Il gouverne l’Empire avec sagesse au moment où débute la tragédie. Racine raconte l’instant précis où la vraie nature de Néron se révèle : sa passion subite pour Junie, fiancée de Britannicus, le pousse à se libérer de la domination d’Agrippine et à assassiner son frère adoptif. Britannicus est aujourd’hui la deuxième pièce de Racine la plus souvent représentée à la Comédie Française après Andromaque, et c’est l’une des pièces les plus souvent étudiées au lycée.

(source Wikipedia)

 

BRITANNICUS, UNE CREATION DE LA BARDANE
Britannicus est la première pièce du répertoire classique que je choisis de monter avec  l’équipe artistique - décor, lumières, costumes, création son - qui accompagne fidèlement  mes projets depuis "Batailles" de Rainald Goetz en 2002.  A l’origine, le souvenir d’une émotion immense lors d’une représentation du "Britannicus" de la Salamandre au Théâtre de l’Idéal à Tourcoing, dans la mise en scène de Gildas Bourdet qui s’inscrit dans ma propre histoire de spectatrice et qui n’est pas étrangère à mon désir de devenir metteur en scène.  Avec pour matière, une pièce du répertoire classique, on est confronté à la difficulté de   présenter pour la énième fois la même histoire dans un contexte dont on a l’impression qu’il  est connu de tous.
Tout se passe comme si, monter un classique, exigeait qu’on se justifie, par des raisons  valides, d’une relecture de l’œuvre et que l’on fasse la démonstration scénique de la  modernité, voire de l’actualité des thèmes.
Mon premier rapport à la modernité est fondé sur mon expérience de création jusqu’alors  résolument dédiée aux textes d’auteurs contemporains.  Si je me dois de m’interroger sur ce qui me ressemble dans ce choix, par ce qu’il a de  commun avec mes créations antérieures, presque exclusivement contemporaines, j’y  discerne des constantes thématiques :
- mon interrogation sur l’exercice du pouvoir que ce soit dans la sphère intime ou dans l’espace social et politique,
- ma fascination pour les personnages monstrueux,
- mon intérêt pour l’écriture et la forme.

Françoise Delrue

 

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Françoise Delrue crée le théâtre de la Bardane en 1988. Ses désirs de création auront pour origine des pièces du théâtre contemporain de langue allemande qu’elle traduit. Parmi ses mises en scène, on peut citer : "The Island" d’Athol Fugard, "Korbes" de Tankred Dorst, "Mademoiselle Braun" de Ulrich Hub, "Haarmann" de Marius Von Mayenburg. En 2007, elle crée "La Mère" de Bertolt Brecht avec les comédiens de la Compagnie de l’Oiseau-Mouche. Au Vivat, elle a déjà présenté les deux saisons passées "Les Présidentes" et "And Björk of course". "Britannicus" est la première pièce du répertoire classique qu’elle choisit de monter.

LA VOIX DU NORD :

« Britannicus » : Racine assumé avec élégance par les comédiens de Françoise Delrue

vendredi 20.01.2012, 05:24  - La Voix du Nord

 Les Claudiens, une famille de fous furieux...
Les Claudiens, une famille de fous furieux...

|  TRAGÉDIE |

Un plan incliné couvert de tapis avec un seul fauteuil pour tout élément de décor ; ...

 

sur le côté, une élévation en bois qui servira pour les sorties des comédiens. Sur cet espace dépouillé et clos, une famille de fous furieux, les Claudiens, tout-puissants à Rome, se déchire avec application.

Néron, tout à son ambition, n'a en tête que d'évincer son demi-frère Britannicus, héritier légitime du trône. Sa mère, Agrippine, intrigue pour garder la main sur ce fils redoutable dans lequel elle place toutes ses ambitions et davantage. Les suivants tentent de se garder des dégâts collatéraux pour sauver leur tête. A-t-on fait mieux que les tragédies classiques pour décrypter les monstres que peut enfanter une époque ?

Langue élégante, majestueuse, redoutable, la magie du verbe de Racine - comme avant lui Shakespeare - est d'embarquer le spectateur du XXIe siècle, pour peu qu'il en accepte les conventions - le rythme, le vers - dans des contrées fascinantes où l'orgueil et la soif de pouvoir sont les vices les mieux partagés. Avec ce Britannicus qu'elle met en scène à la Rose des vents, Françoise Delrue réussit sa première incursion dans l'univers du grand répertoire, là où on ne se hasarde pas sans une prise de risques. Les sept comédiens assument le texte avec élégance et conviction. Salut spécial à Baptiste Sornin, qui incarne un Néron halluciné. •

JEAN-MARIE DUHAMEL

PH. ÉRIC LEGRAND

 

Françoise Delrue met en scène Racine : « Britannicus », le plaisir de l'alexandrin

lundi 16.01.2012, 05:21  - La Voix du Nord

|  THÉÂTRE |

La Rose des vents de Villeneuve-d'Ascq accueille, à partir de demain, une production de Britannicus par le théâtre de La Bardane. Une première incursion dans le répertoire classique pour la metteur en scène lilloise Françoise Delrue, plutôt familière des auteurs contemporains.

Vous lancer dans Racine, c'était un rêve ?

« Plutôt un défi. Je n'ai jamais eu le fantasme ou l'obsession de mettre en scène des pièces du répertoire classique, Molière par exemple. Par contre, j'avais envie de travailler les vers et l'alexandrin. Et la première question qu'on se pose quand on aborde cette langue du XVIIe siècle, qui est un peu une langue étrangère, c'est : comment, en 2012, lit-on les vers ? » Et la réponse est... ?

« En n'en restant pas au seul plan des idées et de l'intellect, mais en les replaçant constamment dans l'humain, en les faisant bouger, en impliquant le corps des comédiens, ce qui est une constante dans mon travail avec La Bardane. C'est aussi comme cela qu'on peut se faire plaisir à dire comme à écouter les vers de Racine. » Que raconte « Britannicus » ?

« C'est une pièce sur le pouvoir, et c'est ce qui m'intéressait. Racine évoque l'Empire romain, le jeune Néron d'avant ses crises de folie furieuse, mais qui se débarrasse déjà de l'héritier légitime, Britannicus, pour accéder au trône. Racine disait d'ailleurs de sa pièce qu'il avait toujours regardé Néron comme un monstre, mais ici c'est un monstre naissant qui n'a pas encore mis le feu à Rome, tué sa femme et ses gouverneurs ! C'est une pièce somme toute assez proche de nos propres questionnements sur le pouvoir. » Quel choix de scénographie avez-vous fait ?

« Si je me refuse à une exploration archéologique, je n'ai pas voulu la placer dans notre temps contemporain, plutôt dans un futur possible, atemporel. C'est une manière, également, de souligner qu'on ne grandit jamais avec l'histoire : on évoque un temps où les peuples étaient gouvernés par des tyrans, mais on n'est jamais assuré que ces temps révolus ne reviendront pas. On le voit bien dans d'autres contrées. » Après la Rose à Villeneuve-d'Ascq, la pièce part en tournée...

« C'est un autre pari, toujours difficile mais stimulant bien sûr : nous irons à l'Hippodrome de Douai, au Vivat d'Armentières, au théâtre d'Arras, à Lannion en octobre prochain. » •

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-MARIE DUHAMEL

 

 

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Avec Gille Maillet & Stéphane Schleininger
Que vous soyez un spectateur avisé ou novice, cet atelier est pour vous. Gille Maillet et Stéphane Schleininger sont deux artistes issus du théâtre et des arts plastiques. Ils développent des activités d’expression et de création en s’appuyant sur le ressenti des spectateurs. Lors de cet atelier, ils vous proposent, après avoir découvert un ou des spectacles, de fabriquer votre propre “écho de spectateur” : partager vos impressions, parler, improviser, dessiner, composer un écho à son ressenti du spectacle. 
Quatre “rendez-vous spectacles” à découvrir dans la saison, suivis chacun d'ateliers.
A l'issue des ateliers, une restitution publique de ce “grand écho collectif” sera présentée au public.

Après le premier rendez-vous pendant Vivat la danse !, voici la suite du programme :
Vendredi 17 février : Britannicus de Françoise Delrue [théâtre]
> Ateliers lundi 20 février et lundi 12 mars (19h30-21h30)
Jeudi 15 ou vendredi 16 mars : Oncle Vania de Rodolphe Dana [théâtre]
> Ateliers lundi 19 et 26 mars (19h30-21h30)
Vendredi 30 mars : Salves de Maguy Marin à l’Opéra de Lille [danse]
> Ateliers lundi 2 et 16 avril (19h30-21h30)
Samedi 12 mai : atelier de reprise (11h-13h / 14h-16h) & présentation publique à 17h30

Ouvert à tous, spectateurs novices ou confirmés (dès 16 ans) • tarif 24 * euros / 48 euros pour 4 spectacles et 8 ateliers.  Possibilité de suivre une seule session (1 spectacle et 2 ateliers) au prix de 13 * euros / 18 euros

 

 




Par LE VIVAT - Publié dans : La programmation
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