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Seule dans ma peau d'âne (dès 8 ans)
Cie Hippolyte a mal au cœur, Estelle Savasta
Samedi 23 octobre 16h30
Avis aux amateurs : Goûter gourmand avant la pièce !...
Réservez votre place sur la billetterie en ligne du Vivat
A noter : ce spectacle a reçu le prix du meilleur spectacle aux Molières Jeune Public
2008.
Librement inspirée du conte de Perrault, Estelle Savasta explore de façon poétique et symbolique les questions du passage de fille à femme et les étapes de l'adolescence.
D’abord, il y eut un roi
D’abord, il y eut une reine
Il y eut de l’amour et bien vite une enfant.
Mais l’histoire nous dit aussi
qu’aucun bonheur n’est parfait et qu’il faut le prendre comme il est
et la reine un jour tomba malade….
Des années plus tard, le roi doit se remarier et choisit sa fille entre toutes.
Libre adaptation du conte de Charles Perrault, Seule dans ma peau d’âne est l’histoire d’une fillette qui, à la mort de sa mère, se construit une carapace et se cache
sous une peau d’âne, pour fuir l’amour de son père. Mais, pour grandir, il faudra réussir à détruire cette carapace.
Estelle Savasta, jeune metteur en scène, a souhaité parler de ce passage vers l’âge adulte, des questions qui y sont liées et qui nous touchent tous.
Ce qui me plait chez Peau d’Âne, c’est surtout ce qui se passe sous la peau, c’est le symbole énorme de cette peau, dans laquelle elle entre, belle enfant en fuite, dans
laquelle elle devient solitaire et crasseuse et dont elle sort, prête à aimer.
Ce qui me plait chez Peau d’Âne, c’est qu’elle est toute seule pour devenir une fille, pour devenir grande. Toute seule pour apprendre à devenir grande, à apprendre
qu’un jour, il n’y a plus de maman, à apprendre la douleur, la mort aussi. Et puis l’amour.
Sur scène, une comédienne incarne la fillette. Il n’y a pas de mots sur le plateau et pour prendre le relais, un univers sonore est là, qui nous englobe tout entier. Un
univers avec des choses douces, des ritournelles déglinguées, des pleurs de violoncelle, des comptines éraillées…. Et puis, la voix qui entre là, pour nous dire l’histoire, comme un secret
chuchoté, sans qu’on le sache…
Dans cette ambiance intime et féerique, la compagnie Hippolyte a mal au coeur nous présente une Peau d’Âne lumineuse, nous questionne sur l’amour, sur la
vie.
D’abord chargée d’action culturelle et artistique auprès de Gabriel Garran, Estelle Savasta a été pendant deux ans assistante de Wajdi Mouawad au Théâtre de Quat’Sous à Montréal. Elle travaille plus particulièrement sur Incendies. De retour à Paris elle crée la compagnie «Hippolyte a mal au coeur» et met en scène Le Grand Cahier d’Agota Kristof à Mains d’oeuvres.
Le spectacle sera repris la saison suivante au Théâtre de la Manufacture de Nancy dans le cadre des rencontres de la Villette hors les murs, puis au Théâtre 71- scène nationale de Malakoff en mars 2006 et à l’International Visual Theater en juin 2007. Dans le cadre de lire en Fête, elle réalise pour le Théâtre 71 des mises en lecture collective «le Communiste de Montmartre» de Mickael Kleeberg en 2005 et «Paysages humains» de Nazim Hikmet en 2006. Toujours pour le théâtre 71 elle dirige l’atelier amateur tout au long de la saison 2005-2006 et anime des ateliers en milieu scolaire. Elle participe à la création collective de Petites formes autour d’une table en octobre 2006.
En complicité avec Benoit Lambert, elle met en scène Et ta Soeur ? de et avec Pierre Ascaride créé à l’automne 2007 au Théâtre 71 et en tournée sur la saison 08/09.
Seule dans ma peau d’âne est sa deuxième mise en en scène.
Le texte est publié aux Editions Lansman.
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