Son dernier album, « Des vagues et des ruisseaux » nous l'annonçait plus sage. Raté ! La chanteuse conserve ses mille et un grains de folie. Pour le plus grand plaisir de ses
fans, hier soir, au théâtre Sébastopol de Lille.
Quand la Grande Sophie est sur scène, on l'imagine encore fillette, avec des tresses, une jupe à volants et des
chaussures vernies. Les années ont passé. Elle est devenue grande, très grande. Mais continue à jouer à la corde à sauter et à sautiller en balançant les bras dans sa cour de récré. La preuve,
hier soir, devant le millier de spectateurs venus l'applaudir, dans sa robe noire très très courte et très sexy.
Après la première partie rock des Lillois de Valentine's Day, elle arrive sur scène, une guitare électrique rouge vif
dans les mains. Et commence par se faire Pardonner, avant de céder aux Pouvoirs de la tentation, deux titres de son dernier album. Entourée de ses trois musiciens polyvalents qui, d'un
titre à l'autre, échangent contrebasse contre guitare, clavier contre trompette, la chanteuse prend rapidement ses aises. Elle enchaîne avec La Suite, le titre phare de son avant
dernier album, et ne s'arrête plus. Elle joue du carillon, secoue une maraca, crie, gambade partout, tambourine sur sa guitare, imite les pas de danse de Michael Jackson.
Puis gomme aussitôt son petit côté « enfant dissipée hyperactive » en s'improvisant maîtresse d'école ou
plutôt répétitrice d'une chorale de spectateurs, à l'aise Dans le show business. La Grande Sophie s'amuse avec ses chansons, reprend ses anciens titres Du Courage , Martin, Les
Bonnes Résolutions, avec des arrangements musicaux différents. Chante à sa manière Dis, quand reviendras-tu ?, de Barbara. Le monde de petite fille de la Grande Sophie, c'est un
peu comme de la poudre magique qui pique. Ça surprend au début, mais c'est vachement bon ! •