Allez, encore quelques lignes et des vidéos pour finir de vous convaincre : Les Fatals Picards, ce sera le vendredi 2 décembre au Vivat. Ne manquez pas ce grand moment...
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Rencontre avec Jean-Marc Sauvagnardes, le batteur (in "Centre Presse")
On a des chansons avec des sujets très larges et on a un public qui n’a plus d’âges, entre les gamins qui aiment les premières chansons du groupe, un peu plus débiles, et d’autres qui viennent pour les chansons plus élaborées, un peu engagées, un public très large au niveau de l’âge et au niveau social. Le bouche à oreille fonctionne très bien, avec 4 Olympia pleins
sans même d’affichage.
Vous dites que le groupe est né grâce à internet. C’est-à-dire ?
Vous tapez sur beaucoup de monde quand même, non ?
Oui. On a fait une chanson sur la mort de Johnny Hallyday, qui a été retiré de notre album par notre maison de disque. Elle nous a valu pas mal de problème. Une aussi sur l’album précédent Les Enfoirés. On s’est retrouvé sur des plateaux avec des Enfoirés, et ça ne s’est pas très bien passé. Ils n’ont pas très bien compris la chanson. Et puis, on a fait une chanson pas méchante du tout sur Yannick Noha, la personnalité préférée des Français.
Celles sur Johnny et les Enfoirés, vous les chantez en scène ?
Celle sur Johnny, on a arrêté, parce que ce n’est une très bonne chanson et qu’on en a marre d’avoir des problèmes avec la maison de disque, ça finit par être épuisant. Celle sur Les Enfoirés, on la chante toujours.Vous avez travaillé avec Dave et Armande Altaï ?
Ils jouent dans le clip de notre chanson Coming Out. Dave joue le père homophobe, et Armande Altaï joue la mère bourgeoise qui protège son fils. Le clip a été totalement boycotté par l’ensemble des télévisions. À cause du thème. On ne le trouve que sur internet.
En 2007, vous avez concouru pour l’Eurovision de la Chanson… et fini 22e sur 24. Est-ce parce que vous portiez des vêtements Jean-Paul Gaultier ?
Certainement. Ça fait partie des raisons de notre presque échec. On aurait voulu être dernier… Notre chanteur avait des talons tellement énormes qu’il n’a pas réussi à bouger et tellement serré dans son pantalon qu’il avait peur de le craquer. Non… On n’a pas réussi parce qu’on chantait en français une chanson d’humour, qui était complètement incompréhensible pour un Letton ou un Estonien de base.Et que faisiez-vous là ?
C’est assez rigolo. L’idée est venue de notre maison de disque. Il y a eu 4.000 envois à France Télévision, et on a été sélectionné parmi 10 candidats. On a fait un prime time sur France 3 un mois ou deux avant l’Eurovision. On a été plébiscité à 72 % par les votants. On ne s’y attendait vraiment pas du tout. Mais c’était une super expérience.
Vous chantez toujours cette chanson ?
C’est impossible de ne pas la chanter. On la fait souvent à la fin du concert. Si on ne la chante pas, le public nous empêche de sortir de la salle.
Sur scène, pour ceux qui ne vous ont jamais vu… Comment décririez-vous un show des Fatals Picards ?
C’est très particulier. Il y a nos chansons, qui sont pratiquement les mêmes d’un concert à l’autre. Mais entre les chansons, il y a plein de choses, de sketches, qui ne sont pas écrits. Notre chanteur est une véritable bête de scène. Il nous donne le thème du concert, juste avant de monter en scène et va partir là-dessus entre chaque chanson, à nous de le suivre. C’est pour ça qu’il y a un public qui nous suit tous les soirs, parce que ça dérape en permanence.Dans ce cas, vous devez rire sur scène ?
Oui, c’est pour ça qu’on ne s’ennuie jamais. On rit avec le public.